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La biodiversité - Semaine 8 - 01.03.2010
Les petits mammifères

Les petits mammifères de nos régions sont nombreux et si certains, tels l'écureuil roux, la taupe ou encore le hérisson sont très connus, d'autres le sont beaucoup moins, comme la musaraigne, le grand hamster. Partons à leur découverte...

Une grande famille sur les dents

La Wallonie abrite une belle famille : les rongeurs, qui font le bonheur des chouettes et des mammifères carnivores. Le petit lérot, par exemple, est théoriquement facile à reconnaître, avec ses grandes oreilles, sa longue queue très velue et son bandeau noir sur les yeux, comme des lunettes. Bien qu’appréciant les habitations humaines, il est pourtant discret et hiberne la moitié de l’année. C’est aussi le cas du muscardin, son « cousin » protégé, qui vit dans des forêts de feuillus : si mignon avec ses gros yeux noirs et sa belle couleur roux doré, c’est aussi un grand amateur de noisettes ! A ne pas confondre avec les deux variétés de mulots que l’on peut croiser chez nous, les cinq campagnols, les deux types de rats et les souris, grise ou naine. Le grand hamster et le loir, hibernant tous deux, sont très rares en Wallonie. Le premier vit en Hesbaye et l’autre en Lorraine. D’une belle couleur grise, le loir est doté d’une longue queue touffue.

Des mangeurs d’insectes

Une tête et un corps très fins, un long museau très pointu et de grandes moustaches… il y a sept espèces de musaraignes en Wallonie et chacune d’entre elles pourrait être prise pour une souris. Mais voraces et très actives, les musaraignes mangent surtout des insectes et des vers. Solitaire, opportuniste et insectivore lui aussi, le hérisson apprécie également les chenilles et les limaces, à l’occasion une grenouille et des oeufs d'oiseaux nichant au sol voire des charognes : c’est donc un allié précieux pour les jardiniers ! La taupe, elle, est moins appréciée bien qu’elle consomme beaucoup de chenilles et d’insectes qui provoquent aussi des dégâts aux cultures.

Un rendez-vous de petits carnassiers

Avec ces colonies de rongeurs, ce n’est pas étonnant que nombre de mammifères carnassiers aient élu domicile chez nous. La petite belette, par exemple, avec son corps fin qui lui permet de se faufiler dans le terrier des campagnols ou l’hermine, plus grosse, qui devient blanche comme neige pendant l’hiver. Le soir, de nombreux autres petits prédateurs sortent chasser, comme la fouine qui aime paniquer les poules mais mange aussi les restes de cuisine ou la martre au pelage chocolat, nettement plus forestière.

Souris vole !

A la nuit tombante, en levant le nez vers les étoiles, vous apercevrez peut-être les mammifères les plus surprenants de Wallonie : l’une des dix-huit espèces de chauve-souris. Ils sont si surprenants que nous y reviendrons au cours d'une prochaine semaine de découvertes.

Mais entretemps, faisons mieux connaissance avec la jolie belette et le sympathique lérot.

La belette.

La belette, "Mustela nivalis", appartient à la famille des Mustélidés comme le vison, le putois ou encore la martre.

Où rencontre-t-on la belette?

Ce petit mammifère est présent dans toute l'Europe, à l'exception de l'Islande et de l'Irlande. On distingue deux formes de belettes : une forme naine vivant dans le Nord de l'Europe et une forme normale vivant au Sud.

Comment reconnaître la belette?

La belette est le plus petit de tous les carnivores d'Europe : la longueur du corps varie de 23 à 30 cm pour le mâle, et de 20 à 25 cm pour la femelle, queue comprise. Le poids du mâle est de 60 à 170 gr, la femelle 35 à 90 g Bien entendu, ces mensurations doivent être revues à la baisse pour la forme naine.

La fourrure est brune au-dessus et blanche en dessous; elle présente une ligne de démarcation sinueuse sur le flanc.

On la confond couramment avec l'hermine lorsque cette dernière prend son pelage d'été. C'est la queue qui fera la différence : chez la belette, elle est courte et de couleur uniforme, tandis que celle de l'hermine est plus longue et terminée par un pinceau noir.

Où habite la belette ?

La belette se rencontre dans tous les habitats. En fait, on peut la rencontrer partout où sont présents des petits rongeurs dont elle se nourrit essentiellement. Elle fréquente beaucoup les haies et les murettes et est particulièrement à l’aise dans les paysages variés de bocages.

Que mange la belette ?

La belette se nourrit de petits rongeurs (campagnols des champs, mulots, souris) qui représentent de 58 à 98 % de son alimentation. Les oiseaux, les amphibiens et les petits mammifères insectivores viennent compléter ses menus.

La belette est capable de passer dans un trou de 15 mm de diamètre, ce qui lui permet de chasser les rongeurs dans leurs propres galeries, sous terre, sous les tas de branches ou sous la neige. Elle chasse habituellement au sol, mais peut occasionnellement grimper dans les buissons ou visiter un nichoir. Elle chasse essentiellement à l'odorat et explore tous les orifices éventuels de son domaine.

Comme les belettes sont les prédateurs spécifiques des campagnols, le carnivore fluctue comme le rongeur. Les densités maximums de belettes enregistrées ont été de 20 individus au kilomètre carré tandis que les campagnols terrestres étaient de 200 à 1.000 individus par hectare. Si la densité de proie descend au-dessous de 10 à 14 individus à l’hectare, il n’y a probablement plus de reproduction chez le petit mustélidé.

Quel est le cycle de reproduction de la belette ?

Le premier accouplement a lieu au printemps. La naissance (2 à 10 jeunes) a lieu 35 jours plus tard. Lorsque les proies sont abondantes, une deuxième naissance peut avoir lieu en été.

La capacité de reproduction des belettes est élevée; en effet, l'animal atteint sa maturité sexuelle à l'âge de 4 mois et les femelles nées au printemps peuvent mettre au monde des petits à la fin de l'été de l'année même de leur naissance.

La femelle met ses jeunes au monde dans un nid d'herbes sèches, sous des pierres, au fond d'un terrier abandonné.

La belette est-elle protégée ?

OUI, la belette est protégée en vertu de l'Arrêté de l'Exécutif de la Région wallonne du 30 mars 1983. Selon les termes de ce texte, tous les mammifères sauvages de notre région bénéficient d'une protection totale, à l'exception des animaux gibiers et d'un certain nombre d'espèces très communes.

La belette est considérée comme "espèce sensible, encore commune en Wallonie, mais susceptible de poser des problèmes à moyen terme".

La belette n'est plus reprise comme "gibier" à la loi sur la chasse.

Ses ennemis naturels sont le renard et les rapaces nocturnes et diurnes.

Sa mauvaise réputation vient de son goût pour la chair et le sang. La belette ne dédaigne aucune proie : reptiles et oiseaux, oeufs, petits mammifères, voire insectes et autres invertébrés. Très vive, la belette attrape parfois des animaux plus gros qu’elle, levrauts ou lapereaux par exemple, mais sa technique de chasse préférée consiste à capturer ses proies à domicile. Sa petite taille et son corps vermiforme et souple lui permettent de se glisser dans des terriers de rongeurs (campagnols, mulots, rats et souris) ou d’insectivores (taupes et musaraignes) et de saisir par surprise ses habitants en les mordant à la nuque. Un couple de belettes peut éliminer plus de 2.000 rongeurs par an. La belette joue ainsi un rôle très utile en évitant des pullulations, notamment de campagnols, qui seraient néfastes aux cultures.

Observer une belette, est-ce possible ?

La belette est active toute l'année; elle est très souvent diurne. On l'observe fréquemment le long des chemins, des haies, des murettes, en bordure des cultures et des prairies. S'il n'y a pas de saison plus particulièrement propice pour son observation, on peut néanmoins dire qu'en présence d'une grande abondance de rongeurs, notamment de campagnols, belettes et hermines seront également présentes. On pourra la voir entrer dans les galeries et en ressortir un rongeur dans la gueule.

FABRIQUEZ UN GITE A BELETTE.

Comme tout le monde, la belette apprécie de passer l’hiver à l’abri et au chaud. Construisez-lui un logement adapté à ses besoins.

Matériel : planches de peuplier, pin ou sapin de 1 à 1,5 cm d’épaisseur, et de 12 cm de côté.
Clous - scie - cales en bois - plastique.

Les deux premières planches doivent être espacées de 5 cm; l’entrée est située à 1,5 cm du bord.

Le gîte doit avoir deux entrées : l’une donnant dans la chambre, l’autre dans un couloir. Respectez bien les diamètres (3 cm); si vous ne pouvez les faire ronds, faites-les carrés (2,5 cm de côté), à la scie dans le coin de la planche. Deux cales fixées sous le gîte isolent le plancher du sol.

Installez la maisonnette au fond de votre jardin, dans un coin tranquille, ou à la lisière d’un bois, dans une haie touffue. Enfoncez à demi les cales dans la terre, de sorte que la boîte soit stable et que le plancher ne touche pas le sol.

Pour protéger le gîte des intempéries, recouvrez-le d’un plastique maintenu par des pierres. Puis camouflez le tout de feuilles mortes, vieilles fougères, brindilles, etc.

Bien entendu, ne dérangez surtout pas les éventuels squatters ! Une belette qui vous débarrassera des petits rongeurs…

belette
hermine
repartition
gite
Belette
Ne confondez pas : hermine
Répartition en Europe
Gîte à belette

Le lérot.

Le lérot, "Eliomys quercinus" appartient à la famille des gliridés, comme le loir, le muscardin ou encore le lérotin.

Où rencontre-t-on le lérot ?

Le lérot habite la péninsule Ibérique, la France et l'Italie et dans une grande partie de l'Europe, vers l'Est. Il peuple également les îles de la Méditerranée occidentale.

En Grande-Bretagne, en Irlande, en Scandinavie et sur presque tout le pourtour de la mer Baltique, il est absent, de même que dans les Balkans.

En Belgique, le domaine de propagation du lérot s’arrête au 51ème parallèle. Cela signifie, en pratique, que l’on rencontre le lérot dans le sud de la Flandre orientale, dans le Brabant et au Limbourg, où ils sont même assez nombreux.

Comment reconnaître le lérot ?

Ce petit rongeur sympathique (dont le poids varie de 50 à 150 g pour une longueur totale du corps de 20 à 30 cm (dont 9 à 13 cm de queue), tient du mulot et de l'écureuil. Il se reconnaît aisément à son pelage gris sur le dos, blanc sur le ventre et, surtout, à sa tête très caractéristique : ses yeux et ses oreilles, bien développés, sont reliés par un masque noir très typique et nettement visible.

La queue est entièrement recouverte de fourrure et se termine par un pinceau noir et blanc.

Le lérot est un animal asocial, ne vivant que par couples. Lorsque deux mâles se rencontrent, ils se livrent des combats dont l’issue peut être fatale au vaincu, qui sera ensuite dévoré par le vainqueur !

Où habite le lérot ?

Appréciant le bois et la pierre, le lérot habite les zones boisées jusque dans les parcs et jardins, ainsi que les zones de rochers et les murs d'habitation.

Chaque individu peut occuper un domaine de 150 m de diamètre environ, qu'il défend contre les autres groupes. Plutôt casanier, le lérot occupe le même territoire d'une année à l'autre.

Que mange le lérot ?

Notre ami compte parmi les rongeurs européens les plus carnivores. Selon les saisons, son régime alimentaire comprend jusqu'à 80 % de proies animales, essentiellement des insectes. Il lui arrive également de consommer des oeufs et des oisillons, d'autres petits vertébrés et des invertébrés, auxquels il ajoutera des fruits, notamment les pommes entreposées dans les greniers, des graines et des écorces.

Quel est le cycle de reproduction du lérot ?

L'accouplement a parfois lieu dès le réveil printanier des femelles, en avril, alors que les mâles entrent en activité un peu plus tôt.

La gestation dure trois semaines; le nombre moyen de jeunes par portée est de 4. Ceux-ci naissent nus et aveugles; ils n'ouvrent les yeux qu'au bout de 18 jours et commencent alors à entendre. Outre le lait, les petits lérots lèchent la salive de leur mère, où ils trouvent des éléments nutritifs complémentaires et nécessaires à leur croissance. Ils quittent le nid vers le trentième jour.

Vers 6 semaines, ils sont enfin autonomes et doivent constituer leurs réserves de graisse pour leur première hibernation.

Ils atteindront la maturité sexuelle après le premier hiver.

Si les naissances s'observent tout l'été, la femelle ne met bas qu'une seule fois par saison.

Le lérot est-il protégé ?

OUI, cette espèce est entièrement protégée tant en Région wallonne qu'en Région bruxelloise.

En Région wallonne, les populations de lérots sont stables et n'apparaissent pas directement menacées, du moins pour l'instant !

Observer un lérot, est-ce possible ?

Notre ami est un gliridé terrestre; on peut donc le rencontrer aussi bien sur le sol que dans la végétation, ou sur un mur.

Nocturne, il sort rarement avant le crépuscule. Lors de ses déplacements, il peut se montrer parfois assez bruyant.

C'est un animal très agile, élégant et particulièrement actif.

Si l'on repère un nid, il faut s'installer à proximité, le soir, sans bruit, pour espérer assister au réveil de l'animal et au commencement de ses activités nocturnes.

Savez-vous que ...

De nombreux lérots ont la queue coupée. La peau de la partie postérieure de celle-ci peut se détacher en dénudant les dernières vertèbres. L'hémorragie est minime, les vertèbres se dessèchent et seul un moignon subsiste. Il s'agit probablement d'un système de défense face aux prédateurs. Les autres gliridés, ainsi que le mulot, présentent la même caractéristique.

Après avoir fait d'importantes provisions, sous forme de graisse, les lérots entrent en hibernation vers le mois d'octobre; ils ne se réveilleront qu'en avril. Les mâles s'endorment les premiers, suivis des femelles puis des jeunes.

Pour leurs premières sorties, les petits lérots forment une chaîne en montant les uns sur les autres, comme les éléphants de cirque. Scène cocasse que celle de maman lérot à la tête de la caravane de ses petits bandits masqués.

Lérot
nourriture
repartition
Lérot
Une pomme ? Quel délice !
Répartition en Europe

 

 
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Bonne chance !

Avec quel animal confond-on souvent la belette ?
 a Le blaireau.
 b L'hermine.
 c Le putois.
 d La fouine.

A quelle famille appartient la belette ?
 a Gliridés.
 b Suridés.
 c Mustélidés.
 d Muridés.

A quel âge la belette atteint-elle sa maturité sexuelle ?
 a Quatre mois.
 b Six mois.
 c Neuf mois.
 d Un an.

Que mange essentiellement cet animal ?
 a Des oeufs d'oiseaux.
 b Des insectes.
 c Des poissons.
 d Des rongeur.

Quels sont ses ennemis naturels ?
 a Les rapaces et les blaireaux.
 b Les renards et les fouines.
 c Les rapaces et les renards.
 d Les rapaces et les belettes.

A quelle famille appartient le lérot ?
 a Gliridés.
 b Suridés.
 c Mustélidés.
 d Muridés.

Le lérot est un animal :
 a nocturne.
 b diurne.
 c crépusculaire.
 d diurne et nocturne.

Comment peut-on qualifier son alimentation ? Elle est essentiellement
 a herbivore.
 b carnivore.
 c piscivore.
 d omnivore.

Combien de temps hiberne un lérot ?
 a 1 mois
 b 2 mois
 c 4 mois
 d 6 mois

10 Combien de temps dure la gestation du lérot ?
 a Deux semaines.
 b Trois semaines.
 c Un mois.
 d Quarante jours.