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Expérimentation animale

 
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Marie
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MessagePosté le: Jeudi 03 Sep 2009 11:52    Sujet du message: Expérimentation animale Répondre en citant

Au total, 725.370 animaux ont été utilisés en 2008 dans des laboratoires, soit une baisse de 54.490 individus (-7%) par rapport à 2007, selon cabinet de la ministre fédérale Laurette Onkelinx, en charge des Affaires sociales et de la Santé publique, ainsi que du bien-être animal.

L'an dernier, 93% des expériences ont été menées sur les rongeurs et les lapins, 4% sur les poissons, reptiles et amphibiens et 2% sur les oiseaux. Chiens et chats représentent quant à eux 0,11% et 1,01%.

Enfin, 41 primates ont également été manipulés.
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Marie
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MessagePosté le: Vendredi 25 Sep 2009 12:19    Sujet du message: Répondre en citant

L'Université catholique flamande de Louvain (KUL) soutient ses chercheurs en
neurophysiologie qui utilisent des singes comme cobayes pour leurs expériences.
La coalition flamande contre l'utilisation des animaux Anti-Dierproeven
Coalitie (ADC) a déposé plainte lundi devant la justice de Louvain, après des
actions de protestation répétées. Selon l'ADC, il existe des alternatives à
l'utilisation de singes.

"Les singes sont utilisés dans des recherches sur le cerveau, pour leurs
facultés de perception très proches de celles de l'homme", a indiqué le
vice-recteur des sciences biomédicales, Minne Casteels.
"L'objectif est d'identifier quelles zones du cerveau sont responsables
de la perception et de l'exécution des tâches et quelles sont celles affectées
lors de certaines maladies. Cela doit mener à un meilleur diagnostique et
traitement des affections comme la maladie de Parkinson, l'hémorragie cérébrale
et les traumatismes touchant certaines zones cérébrales. L'utilisation de
singes est nécessaire pour permettre des avancées dans ce domaine."
M. Casteels insiste sur le fait que chaque expérience impliquant des
animaux doit être préalablement présentée à une commission d'éthique. Celle-ci
examine alors si l'expérience ne peut pas être menée sans animaux, sur moins de
sujets ou en leur infligeant moins de souffrances
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Marie
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MessagePosté le: Lundi 12 Oct 2009 12:10    Sujet du message: Répondre en citant

Plus besoin de torturer pour tester nos médicaments

Régulièrement, des commandos d’« amis des animaux », appelés écoterroristes, vont saboter de grands labos et délivrer les cobayes destinés à leurs expérimentations, au grand dam de certains « amis des humains ». Ce conflit n’a plus lieu d’être. Il existe des tests non-violents - et plus efficaces - pour tester la toxicité des milliers de produits chimiques mis sur le marché. Écoutez ce qu’en dit Claude Reiss, le chercheur français le mieux informé sur le sujet.



Physicien de formation, biologiste spécialisé en toxicologie moléculaire, ex-directeur de recherche du laboratoire Structure et dynamique du génome au CNRS de Gif-sur-Yvette, auteur et coauteur de plus de 250 publications scientifiques, Claude Reiss a consacré sa vie à la recherche sur le cancer et le sida. Connu pour ses travaux en toxicologie sur cellules, il est convié en 1992 à un débat radiophonique consacré à l’expérimentation animale. Reiss explique alors pourquoi le modèle animal lui semble faire obstacle au progrès et comment à l’inverse avec ces nouvelles technologies que sont la biochimie (l’étude des processus chimiques de la matière vivante) et l’informatique, il est possible de mieux comprendre comment une cellule est agressée en présence d’un produit potentiellement toxique. Relation de cause à effet ou pas, quelques mois plus tard, Reiss est sommé de quitter dans les meilleurs délais l’institut Jacques Monod où il travaille depuis dix sept ans ! Muté avec la moitié de son équipement, de son budget et de ses techniciens, l’événement tombe mal : le chercheur vient tout juste de bénéficier de deux contrats de recherche importants, l’un portant sur le sida, financé par l’Agence nationale de recherche contre le sida (ANRS), l’autre de la CEE, en collaboration avec plusieurs laboratoires européens, dans la lutte contre le cancer. L’homme ne s’avoue pas vaincu pour autant et poursuit ses recherches. En 2003, il créé avec d’autres chercheurs issus du CNRS, Le comité scientifique Antitode Europe, une association à but non lucratif oeuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine. Une mission de la plus haute importance à l’heure où le rôle de la pollution chimique dans l’apparition de cancers, des allergies et des maladies neurologiques n’est plus à démontrer - à noter que depuis 40 ans, des chercheurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics. Pour Claude Reiss, il est désormais urgent de repenser la manière dont sont testés les produits chimiques avant leur mise sur le marché, c’est à dire développer d’autres méthodes que l’utilisation des tests de toxicité effectués sur des animaux. L’affaire n’est pas nouvelle mais dépasse de loin la simple et vieille querelle des pro et anti-expérimentation animale.

Nouvelles Clés : Que reprochez vous au modèle animal ?
Claude Reiss : Chaque espèce a évolué dans une niche écologique spécifique où elle a prospéré en adoptant son métabolisme, ses systèmes de défense, sa physiologie. Bien qu’il y ait une unicité du vivant, face à une agression de l’organisme, chaque espèce réagit donc selon les moyens qu’elle a développés. Il est donc dangereux de prétendre extrapoler à l’homme des résultats toxicologiques issus de l’expérimentation animale.

N. C. : Les mécanismes fondamentaux de la vie sont pourtant communs à toutes les espèces ?
C. R. : Il y a effectivement une grande unicité du vivant. Depuis la bactérie jusqu’aux mammifères en passant par les plantes, la vie est basée sur l’information stockée dans l’ADN laquelle est transcrite en ARN messager, lui même traduit en protéines. Pourtant, que des organismes partagent une stratégie de développement identique, ne signifie pas qu’ils réagissent à l’environnement de la même façon.

N. C. : Pourriez-vous nous donner un exemple ?
C. R. : Il y a quelque temps, on a expérimenté la métabolisation de certains médicaments chez le rat et chez l’homme. La plupart des substances que nous consommons sont métabolisées dans le foie par l’intermédiaire d’une bonne trentaine de gènes différents. Un des médicaments en question avait été métabolisé dans le foie du rat à 30% sous une certaine forme et à 50% sous une autre forme. Chez l’homme, il l’a été de façon différente. Au lieu des 30% obtenus chez le rat, on atteignait 70% chez l’homme et là où il y avait 50% pour l’animal, nous sommes tombés à 0,7% chez l’homme. Ces résultats parlent d’eux-mêmes. On sait effectivement depuis longtemps, que la manière dont une substance se dégrade dans l’organisme est très différente chez le rat, le chien, le singe et l’homme et que les lésions éventuellement causées par l’absorption de ce produit ne sont pas forcément identiques. Il existe des exemples connus. Alors que la morphine rend fou n’importe quel chat, le chien ne réagira pas à une dose vingt fois supérieure à celle recommandée pour un homme. De la même façon, le mouton peut manger de l’arsenic et le lapin de l’amanite phalloïde alors qu’une dose de pénicilline, si utile à l’homme, peut tuer net un cochon d’Inde. Sur la base d’un produit comme le fluoroacétate de méthyle, une substance toxique utilisée comme raticide, il est intéressant de noter que le singe est 73 fois plus résistant à ce produit que le chien et la souris tandis que le cobaye y est 10 fois plus sensible que le lapin. Tout animal réagit donc individuellement à l’agression d’un produit selon son espèce et son âge. Il développe des maladies qui lui sont propres, reste dépendant de comportement dictés par l’évolution et par son capital génétique. Quant à son environnement, il interfère en permanence avec son organisme. Stress, humidité, lumière, alimentation, heures et saisons, tout est source de fluctuation d’où l’idée de créer des modèles animaux standardisés. Problème : si l’on teste ces produits sur une population d’individus tous identiques, comment peut on reproduire alors les variations de réponses entre individus susceptibles de se trouver dans la population humaine ?!

N. C. : Les industriels ont-ils conscience de ces faiblesses ?
C. R. : Tout à fait. En 2006, le Conseil national de la recherche (NRC) des Etats-Unis a publié un rapport intitulé "Tests de toxicité au
XXIe siècle : une vision et une stratégie", dans lequel il dénonce les
failles des tests actuels sur des animaux et propose de mettre au premier
plan les tests réalisés sur du matériel humain, en l’occurrence des cultures de cellules humaines. L’industrie chimique et pharmaceutique en a pris bonne note, cette dernière étant déjà bien engagée dans cette voie. Il est grand temps de se tourner vers des méthodes véritablement scientifiques !

N. C. : Quelles sont ces méthodes et pour quelle raison sont-elles plus fiables ?
C. R. : La biologie moléculaire comme toutes les techniques in vitro qui exploitent les mécanismes vitaux offre cette possibilité de bavarder avec les cellules, notamment par l’intermédiaire de ce que l’on appelle les gènes de stress. Dès qu’un agent extérieur - produit chimique, choc thermique ou autres - agresse la cellule, celle-ci développe dès gènes de stress pour faire face à la situation. Le travail de mon équipe a consisté a capturer l’un de ses gènes, à le couper en deux et à souder derrière lui un repère visuel à base de luciférase, une substance que l’on trouve dans les méduses et les vers luisants, laquelle leur permettent d’émettre des signaux. Ainsi marquée, dès que la cellule émet un stress, elle devient luminescente. On peut alors tester sur cette molécule toutes sortes de substances. Elle répond dans les trente secondes et nous indique si le produit en question a attaqué ou non son ADN.
Force est de constater que depuis le début des années 1990 l’utilisation de l’animal en toxicologie a commencé à décroître chez les grands industriels, eux-mêmes convaincus des avantages économiques et scientifiques de ces autres méthodes (modèles mathématiques, simulation sur ordinateur, cultures de cellules, etc.). Contrairement à des pays comme l’Angleterre et l’Allemagne - les pionniers en la matière de développement des méthodes alternatives - mais aussi l’Italie, la Suède, la Hollande, les Etats Unis et le Japon, la France s’est toujours démarquée par sa mauvaise volonté. Guère étonnant quand on sait que les gouvernements successifs ont été invariablement conseillés par un sérail de vieux chercheurs et techniciens récalcitrants formés à l’ancienne école et donc davantage attachés à persuader les pouvoirs publics de la nécessité de poursuivre l’expérimentation animale que de permettre à la France de rattraper son retard considérable. Tout a toujours été fait pour passer outre les volontés internationales et le savoir-faire des chercheurs français au profit de différents avantages comme l’ économie basée sur l’expérimentation animale ou la possibilité pour des industriels de continuer à produire légalement des substances toxiques. On peut se demander de toute manière à quoi peuvent bien servir ces tests sur les animaux quand on sait que des substances toxiques chez l’animal sont malgré tout vendues dans le commerce. L’acétate de benzoyle, parfum ajouté dans les lessives s’est révélé cancérigène chez le rat, la souris et le hamster. Malgré ces résultats, le produit a reçu l’autorisation de commercialisation parce qu’il ne s’était pas monté dangereux pour une autre espèce de rongeur ! Lorsque La plupart de ces produits ont chez l’animal des répercussions, logiquement, il faudrait donc limiter l’utilisation de ces produits chez l’homme, pourtant, on légalise leur diffusion ! Donc, bien que les effets secondaires de ces produits (Formaldehyd, Dioxine, Furane, Lindane, PCP, etc.) aient été reconnus, on a autorisé leur élaboration et leur utilisation. Les exemples sont nombreux. Le Diphényle E 230 utilisé pour le traitement des agrumes provoque chez l’animal de labo des affections hépatiques et rénales. On sait depuis quarante ans que les ethers de glycol sont cancérigènes pour les embryons animaux, nombreux sont les produits d’entretien, peinture ...qui pourtant en contiennent encore. Que dire de ces gouvernements qui se prémunissent en responsabilité en se fiant eux aussi sur la base d’expérimentations animales afin d’établir des normes d’eau potable, des limites de la qualité de l’air et des sols. Des réglementations qui protègent avant tout l’industrie.
Vous avez dit sécurité sanitaire ?! Le 1er juin 2007 est entré en vigueur la nouvelle réglementation chimique européenne ayant pour objectif d’offrir au public une meilleure protection sur la base de quelques cent mille substances chimiques présentes dans notre environnement. Cette réglementation baptisée REACH (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances Chimiques) se propose donc d’étudier leur toxicité, de retirer du marché les plus dangereuses et, pour les autres, de redéfinir leurs conditions d’utilisation. Au-delà du fait que les fabricants doivent eux-mêmes fournir le résultat des tests de leurs propres substances ( !), la plupart des industriels dénoncent un système coûteux et un manque de toxicologues compétents. Même le ProfesseurThomas Hartung, conseiller scientifique de la Commission européenne, qualifie lui aussi les actuels tests de toxicité sur animaux de "tout simplement de la mauvaise science." Pour palier à ces failles, Antidote Europe, dont le siège social est à Strasbourg, a démontré la pertinence et la faisabilité de tests dits de toxicogénomique.

N. C. : De quoi s’agit-il exactement ?
C. R. : Avec mon équipe de chercheurs, nous avons développé une plate-forme informatique capable de gérer un ensemble d’automates pour tester parallèlement des centaines de substances en un temps record et à un coût dérisoire, alliant ainsi recherche scientifique pertinente pour notre santé et compétitivité industrielle. Contrairement à la toxicologie sur animaux, le Programme de toxicologie scientifique que nous avons développé permet d’interroger des cellules HUMAINES en culture, exposées à la substance à tester. Il est peu coûteux car facilement automatisable ; il est aussi très rapide puisque sur la base d’une substance à tester, le résultat est disponible en quelques jours seulement, fournissant une évaluation sur plusieurs critères (cancérogénicité, immunotoxicité, neurotoxicité, etc.) alors que le seul test de cancérogénicité sur les animaux, par exemple, se déroule sur deux à quatre années ; le tout pour un coût d’environ 10.000 euros par substance (contre 2 à 4 millions de dollars) Le PTS se fonde sur la génomique (connaissance de la fonction des gènes humains) et les puces à ADN (dispositif pour détecter d’éventuels dysfonctionnements de ces gènes). Des programmes de toxicogénomique sont en cours d’exploitation aux Etats-Unis mais l’Europe est en retard dans ce domaine. De même, pour les puces à ADN, de nombreux brevets existent déjà aux Etats-Unis mais Antidote Europe n’a identifié qu’un seul laboratoire européen capable de les produire. Le PTS est donc une technique innovante et Antidote Europe a démontré qu’elle pouvait être mise en place dès aujourd’hui si la volonté politique était suffisante. Un Centre de toxicogénomique utilisant l’approche proposée par Antidote Europe permettrait de tester les 100.000 substances en deux ans pour un budget total de 1,5 milliard d’euros.

N
. C. : Votre méthode a-t-elle donné des résultats concrets ?
C. R. : Pour prouver la fiabilité et la faisabilité
d’expériences de toxicogénomique, Antidote Europe a dirigé une étude,
par cette méthode, de 28 substances chimiques parmi les plus présentes
dans notre environnement et susceptibles d’affecter notre santé. Les
résultats de 22 de ces analyses viennent de recevoir leur numéro
d’enregistrement dans la base internationale spécialisée MIAME (Minimum
Information About a Microarray Experiment ; numéros d’accès : E-TOXM-31
pour les expériences, A-MEXP-798 pour le design de la puce).L’expertise d’Antidote Europe dans ce domaine est donc ainsi reconnue par la communauté scientifique internationale.

N. C. : Ces méthodes seront-elles utilisées dans le cadre de REACH ?
C. R. : Antidote Europe s’emploie depuis plus de deux ans à ce que la
toxicogénomique soit rendue obligatoire dans le règlement REACH et a
obtenu qu’elle soit inscrite officiellement dans le préambule de ce
règlement européen sur les substances chimiques entré en vigueur le 1er
juin dernier. Je rappelle que la toxicogénomique est déjà utilisée aux Etats-Unis depuis des années. Plus récemment, le Centre commun de recherche, sous l’égide de la Commission européenne, s’est doté d’un département de toxicogénomique. Alors qu’elle fournit des résultats valables pour l’homme, qu’elle est bien plus rapide et moins chère que les tests actuellement requis, pourquoi son utilisation est-elle retardée ? L’allemagne, le Japon, l’Italie, la Belgique ...évoluent dans ce sens alors que la France, deuxième puissance chimique en Europe, reste comme toujours muette sur cette question. Rien d’étonnant à cela lorsqu’on sait que Jacques Chirac s’était allié à Tony Blair pour réclamer que REACH ne constitue pas une charge trop importante pour l’industrie chimique. Plutôt que de tirer parti des méthodes modernes pour mettre en évidence la toxicité des substances chimiques, des tests continueront à se faire, comme au Moyen Age, sur des animaux, et à fournir des résultats aussi aléatoires qu’un jeu de pile ou face... à moins que ces résultats ne soient orientés pour innocenter des substances pourtant dangereuses !

Contact : www.antidote-europe.org
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MessagePosté le: Vendredi 13 Nov 2009 20:23    Sujet du message: Répondre en citant

Des chercheurs strasbourgeois ont rendu leur liberté vendredi à une quarantaine de canards après plusieurs mois de bons et loyaux services dans leurs laboratoires, "une réhabilitation exemplaire et éthique" qui permet de leur éviter une euthanasie inutile et cruelle.

"C'est un beau clap de fin pour une thèse", s'est félicité Jean Patrice Robin, chercheur au Département d'écologie, physiologie et éthologie (DEPE) de l'institut pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS - Université de Strasbourg) qui a participé à cette opération-pilote avec sa collègue Odile Petit.

Tous deux militent pour la réhabilitation des animaux de laboratoire auprès des unités de recherche, avec le soutien de l'association Groupement de réflexion et d'action pour l'animal (GRAAL).

L'opération s'est faite en deux temps vendredi: 23 fuligules morillons (sorte de canards) et sept colverts, tous volants, ont été relâchés dans la nature, dans une réserve du Rhin, avec le concours de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Après un vol de 20 mètres, correspondant aux dimensions de leur enclos, ils ont rejoint leurs congénères en barbotant dans l'eau, tout naturellement.

Un second lot de six femelles colvert non volantes a été confié à la garde d'une ferme éducative, où elles passeront leur retraite en partageant leur enclos avec deux belles oies.

"Ces six canes, provenant de deux centres d'élevage, nous avaient été livrées avec la +palette+ coupée, ce qui les empêche définitivement de voler et d'être relâchées dans la nature", a expliqué Odile Petit.

Tous ces canards en bonne santé ont participé à des protocoles étudiant le comportement des mères adoptives et des canetons adoptés, mais ils n'ont subi aucune modification génétique.

"Les règlements l'imposent: les animaux peuvent être relâchés s'ils ne souffrent pas et s'ils ne sont dangereux ni pour eux ni pour leur entourage", précise Mme Petit.

Elle estime que chaque année, plusieurs centaines d'animaux de laboratoire sains seraient relâchables après expérimentation (des milliers si on compte les rats et les souris), mais malheureusement, la plupart d'entre eux sont euthanasiés. Parmi eux, il y a des singes, des pythons, des oies, des rongeurs ou des chevaux.

"Tout laboratoire privé et public devrait financer la fin de vie des animaux utilisés pour l'expérimentation et leur trouver des sanctuaires, à l'exemple des Etats-Unis", affirme Odile Petit. "Il n'y a aucune raison expérimentale de les sacrifier".
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MessagePosté le: Mardi 29 Déc 2009 12:19    Sujet du message: Répondre en citant

Deux ans après la création d'une grenouille transparente, des chercheurs japonais ont développé un "poisson rouge" translucide dont les organes sont visibles de l'extérieur, ce qui permet d'éviter la pratique controversée de la dissection.

"Vous pouvez voir son coeur qui bat et ses autres organes, ses écailles et sa peau n'ayant pas de pigment", a expliqué Yutaka Tamaru, professeur de biologie à l'Université de Mie (centre-ouest).

Pour parvenir à ce résultat, son équipe a opéré une série de croisements entre poissons rouges mutants à la peau claire et il est désormais possible d'étudier les organes de cet animal sans avoir à le disséquer.

"Vous pouvez apercevoir son petit cerveau au-dessus de ses yeux" alors que le poisson nage tranquillement dans son aquarium, a précisé M. Tamaru.

Une autre équipe japonaise ayant mis au point une grenouille transparente dès 2007, déjà dans le but d'éviter la vivisection, vient par ailleurs d'annoncer la commercialisation du batracien.

"Nous avançons dans le processus de production de masse. Nous devrions pouvoir dès l'an prochain mettre sur le marché" ces animaux, a déclaré Masayuki Sumida, professeur à l'Institut de biologie des amphibiens de l'Université de Hiroshima (ouest).

Têtards et grenouilles transparentes pourront être achetés par des laboratoires, des écoles mais aussi des particuliers comme animaux de compagnie, aux alentours de 10.000 yens (75 euros). M. Sumida envisage aussi de vendre ses grenouilles à l'étranger.

Les chercheurs de son équipe sont parvenus à créer ce batracien transparent par manipulations génétiques, à partir de rares spécimens albinos de grenouilles brunes japonaises (Rena japonica) qui sont normalement de couleur ocre.
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MessagePosté le: Jeudi 14 Jan 2010 14:05    Sujet du message: Répondre en citant

Une fondation récompense des chercheurs soucieux des animaux
La Fondation E. Naef, qui veut limiter le recours à la vivisection dans la recherche scientifique, a primé deux chercheurs romands. L'un travaille aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), l'autre à l'Université de Lausanne (UNIL).

Eric Féraille, du service de néphrologie des HUG, et Luca Fumagalli, du Centre universitaire romand de médecine légale de l'UNIL, ont été récompensés pour avoir développé des méthodes de recherche alternatives à l'expérimentation animale.

La Fondation E. Naef a été créée à Genève en janvier 1998. Son but est de favoriser une recherche ne recourant pas à la vivisection. Grâce à son action, l'Université de Genève a pu ouvrir la première chaire suisse consacrée au développement de méthodes alternatives à l'expérimentation animale.
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MessagePosté le: Vendredi 15 Jan 2010 1:54    Sujet du message: Répondre en citant

L'expérimentation animale, ce n'est pas seulement en médecine !

Une expérience impliquant l'enfouissement de cochons vivants sous des masses de neige afin d'améliorer les secours aux victimes d'avalanches a déclenché jeudi l'ire des défenseurs des animaux en Autriche.

Plusieurs organisations ont jugé "macabre" et "barbare" le sacrifice de 29 cochons et ont menacé de poursuites judiciaires la faculté de médecine d'Innsbruck (ouest) et le centre pour la médecine d'urgence de Bolzano (Italie) à l'origine de l'expérience.

Les scientifiques veulent établir l'impact des poches d'air formées sous les masses neigeuses sur les chances de survie des victimes.

"20% des personnes prises sous une avalanche bénéficient d'une poche d'air", a indiqué Hermann Brugger, responsable des opérations. Selon lui, grâce à ces recherches, de nouvelles techniques de secours pourront être élaborées et des vies humaines sauvées.

M. Brugger a souligné que les cochons étaient mis sous sédatifs et que les modalités de cette expérience avaient été validées par les autorités.

L'association autrichienne de défense des animaux a conseillé aux chercheurs "de s'ensevelir eux-mêmes et de laisser des collègues évaluer les résultats".

Dans la vallée de l'Ötz, au Tyrol, où se déroule l'expérience, la police était mobilisée pour éviter des affrontements entre militants de la cause des animaux et les scientifiques.

--------------- suite vendredi 15.01.2010

Une expérience impliquant l'enfouissement de 29 cochons vivants sous des masses de neige pour améliorer l'efficacité des secours aux victimes d'avalanches a été interrompue à cause de menaces à l'ordre public, a indiqué vendredi la police autrichienne.

De nombreuses associations de défense des animaux avaient vigoureusement protesté jeudi et des militants avaient commencé à se déployer dans la vallée de l'Ötz, au Tyrol, où se déroulaient ces recherches menées par la faculté de médecine d'Innsbruck (ouest) et le centre pour la médecine d'urgence de Bolzano (Italie)

"Le tollé est compréhensible mais aussi naïf: des expériences avec des animaux ont lieu tous les jours dans différents endroits", a déclaré à l'agence APA Peter Paal un des responsables de l'équipe de recherche, qui s'est déclaré certain que cette histoire n'aurait suscité aucune réaction si l'expérience avait été conduite en laboratoire.

Il a ajouté qu'un tiers des recherches, autorisées par les autorités selon lui, avait été mené à bien, soulignant que les animaux sacrifiés étaient sous sédatifs à la différence de ceux conduits à l'abattoir.

Les scientifiques voulaient évaluer l'impact des poches d'air sur les chances de survie des victimes d'avalanches et développer ainsi de nouvelles techniques de secours.
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Dernière édition par Marie le Vendredi 15 Jan 2010 19:17; édité 1 fois
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MessagePosté le: Vendredi 15 Jan 2010 19:08    Sujet du message: Répondre en citant

L’Oréal fait ENFIN un grand pas vers l’abandon des tests allergiques sur animaux

L’Oréal, leader de l’industrie cosmétique, en collaboration avec la firme américaine Hurel, affirme avoir réalisé une importante avancée dans ses recherches pour créer un nouveau test allergique in-vitro.

Nommé "Allergy Test on a Chip" (Test allergique sur une puce), ce nouveau procédé serait une alternative aux tests réalisés sur des animaux qui sont aujourd’hui la norme dans l’industrie cosmétique.

"Nous sommes ravis de nous associer à Hurel dans le développement de "Allergy Test on a Chip" qui est en totale adéquation avec notre engagement de plus de 25 ans dans la toxicologie non-animale", a déclaré Jacques Leclaire, directeur de Recherche à L’Oréal.

La technologie élaborée par L’Oréal et Hurel permet de recréer in-vitro une structure de peau humaine capable de simuler une réponse du système immunitaire et, ainsi, de donner le signal d’une réaction allergique.

Robert Freedman, PDG de Hurel Corporation, s’est déclaré "excité à l’idée de jouer un rôle clé dans les nouvelles méthodes de testing non-animal.
Il a ajouté que ce nouveau test, s’il est adopté globalement par l’industrie, "possède un potentiel commercial considérable".
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MessagePosté le: Vendredi 29 Jan 2010 14:07    Sujet du message: Répondre en citant

La Chine se décide enfin à adopter une loi pour la protection des animaux (voir chien et chats dans la marmite).

Voici ce qui serait prévu pour l'expérimentation animale :

Les animaux sur lesquels on effectuera des tests en laboratoire souffriront moins et seront traités plus humainement grâce à une nouvelle loi.

Les animaux de laboratoire, qui ont contribué à la science, seront anesthésiés lors des tests, et ces tests ne se dérouleront pas en présence des autres membres de la même espèce, selon les nouveaux articles qui ont été ajoutés samedi par la Commission de la technologie et de la science.

Les instituts de recherche et les spécialistes qui effectuent des recherches scientifiques et médicaux sont tenus de suivre les nouvelles dispositions concernant les animaux en laboratoire. Chaque année à Chongqing, près de 130 000 animaux, notamment des rongeurs et des animaux plus gros, sont utilisés pour des tests de laboratoire, selon la Commission.

« Nous avons inclus ces nouveaux articles pour atténuer la souffrance et la peur des animaux et dans le but de promouvoir l'expérimentation plus humaine et plus scientifique », a précisé Pan Yongquan le directeur de la Commission de la prise en charge des animaux en laboratoire sous l'égide de la Commission de la science et de la technologie de Chongqing.

La prise de conscience concernant la protection le bien-être des animaux s'est beaucoup développée au cours des dernières années, a indiqué Pan à l'interview de China Daily.

L'érection en 2003 d'un monument à l'Institut de médecine traditionnelle chinoise de Chongqing en l'honneur des contributions des animaux de laboratoire pour l'humanité en est un bon exemple, a-t-il indiqué.

«En outre, l'expérimentation sur les animaux qui souffrent de la douleur ou qui sont élevés ou détenus dans des mauvaises conditions, risque d'entraîner des erreurs dans la recherche ».

Par ailleurs, certains documents de recherche qui sont basés sur ces tests ne peuvent pas être publiés dans des revues étrangères car les conditions de détention des animaux ne correspondent pas aux exigences strictes en matière de la protection des animaux, a-t-il indiqué.

Cependant un expert de la Commission a indiqué qu'étant donné qu'un grand nombre d'animaux sont utilisés pour les tests, les chercheurs sont tout simplement dans l'incapacité d'éviter de pratiquer les tests en présence des animaux de la même espèce.

« C'est uniquement dans le cas des animaux plus gros comme les chiens, les chats ou les singes, qu'on peut éviter ce genre de problème. Mais pour les rats de laboratoire ce n'est pas possible», a-t-il dit.

Les instituts de recherche à Chongqing et le gouvernement local ont investi 30 millions de yuans (4,39 millions de dollars) dans les installations pour les animaux de laboratoire, qui mettent au monde chaque année plus de 170 000 animaux, dont les lapins, les chiens, ainsi que 50 000 souris et rats. Les instituts utilisent 80% des animaux pour la science et la recherche médicale, selon la Commission.

L'utilisation des animaux de laboratoire au niveau national augmente sensiblement avec un taux annuel de 20 à 30% au cours des trois dernières années, selon l'Association chinoise des sciences des animaux de laboratoire.

« Nous devons également respecter la vie des animaux. J'espère que notre gouvernement et la société pourraient mieux les traiter, non seulement pendant les tests, mais aussi avant et après ces tests», a indiqué Chen Mingcai, le président de l'Association de protection des petits animaux de Chongqing.

« Ils ont été sacrifiés pour le bien des êtres humains. Nous devons les remercier en prenant mieux soin d'eux », a indiqué Chen.
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MessagePosté le: Mercredi 03 Fév 2010 18:36    Sujet du message: Répondre en citant

Un rat, des tortues et des vers. A l'occasion du 31ème anniversaire de la révolution islamique, l'Iran a choisi de réaffirmer ses ambitions technologiques et spatiales en envoyant, pour la première fois mercredi, des animaux vivants dans l'espace.
"L'Iran a testé avec succès la fusée spatiale Kavoshgar-3", une fusée de petite taille, "portant une capsule expérimentale" avec à son bord "des animaux vivants", a indiqué la télévision d'Etat mercredi. La télévision a montré des images de l'intérieur de la capsule, envoyées selon elle depuis l'espace, puis de la séparation entre la fusée et la capsule, ainsi que des clichés de la fusée en vol prises apparemment depuis cette capsule.

"Le fait que des êtres vivants soient envoyés dans l'espace et qu'on fasse des expériences sur eux et qu'ils reviennent ensuite sur terre est une grande chose", a déclaré le président Mahmoud Ahmadinejad lors d'un discours retransmis en direct par la télévision après le lancement. Mais ce n'est, selon lui, qu'une première étape. "Nos scientifiques iront dans l'espace pour faire de l'observation", a-t-il affirmé. Et pour finir, "nous allons envoyer un satellite à 500 kilomètres. Les étapes suivantes sont 700 et 1.000 km", a-t-il averti.
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MessagePosté le: Samedi 06 Fév 2010 11:52    Sujet du message: Répondre en citant

Prouver l'impact des substances toxiques sur la reproduction tout en réduisant les essais sur les animaux : c'est ce que permet un système unique de culture de cellules développé par deux chercheurs lyonnais.

En 50 ans, le nombre de spermatozoïdes produits par l'homme a baissé de 50 %.

Parallèlement, les cancers testiculaires ont doublé en 20 ans.

Marie-Hélène et Philippe Durand, chercheurs installés à l'Institut de génomique fonctionnelle (CNRS/ Lyon 1) de l'Ecole normale supérieure de Lyon, ont mis au point avec son équipe une technique novatrice pour tester in vitro l'impact que certaines substances toxiques ont sur la spermatogénèse, le processus de production des spermatozoïdes. In vitro - c'est-à-dire hors de l'organisme : détail qui à son importance, alors que la nouvelle réglementation chimique européenne REACH va conduire tous les industriels du secteur à sacrifier des millions d'animaux. «

REACH, c'est au moins 30 000 substances à tester (certains évoquent 140 000 NDLR), mais il va bien falloir y passer » rappelle Philippe Durand, directeur de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique. « A ce stade, notre méthode divise déjà par 10 à 20 le nombre d'animaux utilisés » estime-t-il. Avec l'espoir que cela marche aussi dans la recherche contre le cancer.
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MessagePosté le: Jeudi 08 Avr 2010 17:51    Sujet du message: Répondre en citant

Le Parlement européen et les délégations du Conseil ont conclu un accord de principe, lundi 5 avril, pour proposer une directive européenne visant à réduire le nombre d'animaux utilisés dans les expériences scientifiques afin d'améliorer le bien-être animal sans freiner la recherche sur les maladies. Le texte sera prochainement ouvert à de nouvelles négociations pour conclure un accord définitif et devra être approuvé par les différents groupes politiques du Parlement européen.

Si le texte est approuvé, les Etats membres devront encadrer les expériences réalisées sur les animaux. Seules les expériences ayant un but purement scientifique permettant de faire avancer la recherche sur l'Homme, les animaux ou encore les maladies pourront se servir d'animaux.

Néanmoins, seuls les tests utilisant des méthodes de mise à mort sans souffrance pourront être réalisés sur les animaux. En outre, les membres du Parlement souhaitent que les expériences sur les chimpanzés, les bonobos, les gorilles et les orangs-outans soient interdites.

Cette interdiction pourrait également valoir sur les expériences menées sur des ouistitis ou des macaques, généralement utilisés pour la recherche sur les maladies neurodégénératives. Cependant, les Etats membres auront l'occasion d'utiliser une "clause de sauvegarde" afin de réaliser ces expériences. Ils devront néanmoins prouver que les tests sont effectués à des fins scientifiques et avertir la Commission européenne et les autres Etats membres.

Le Parlement européen rappelle que plus de 12 millions d'animaux sont utilisés chaque année en Europe pour la recherche scientifique.
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MessagePosté le: Samedi 28 Août 2010 16:08    Sujet du message: Répondre en citant

Paul McCartney est très en colère contre les experts de la Nasa, qui continuent d’exploiter les singes pour faire des expériences.


Paul McCartney a demandé aux agents de la Nasa de retirer leur soutien financer pour les tests de radiation utilisés avec les singes-araignées. Il est convaincu que les chercheurs peuvent trouver une solution pour que les animaux ne soient pas utilisés comme cobayes. Selon le site Starpulse.com, Paul McCartney a écrit une lettre au directeur de la Nasa, Charles Bolden, et a déclaré : “Je pense que la Nasa a suffisamment d’ingéniosité pour examiner les effets des voyages dans l’espace sans enfermer et faire des expériences sur les animaux. Je serai terriblement déçu si, dans votre ardeur pour explorer de nouvelles frontières et pour apprendre plus de choses sur l’univers fascinant dans lequel nous vivons, vous commenciez à régresser dans vos traitements envers les animaux avec qui nous partageons cette planète. Je vous demande donc d’arrêter ces expériences”.
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MessagePosté le: Mercredi 08 Sep 2010 13:45    Sujet du message: Répondre en citant

08.09.2010

Les expérimentations sur les animaux vont être très strictement encadrées et limitées en Europe, et celles sur les grands singes interdites, après le vote mercredi par le Parlement européen d'un texte sur la protection animale. Résultat d'un "compromis" entre les partisans de l'abolition totale de l'expérimentation animale et ceux qui mettaient en avant la nécessité de poursuivre les expérimentations pour faire avancer la recherche scientifique, cette nouvelle loi européenne à l'ambition de mettre l'UE "à la pointe dans la protection animale", selon les mots du commissaire européen John Dalli. Les expériences sur des grands singes tels que les chimpanzés, les gorilles et les orangs-outans vont être strictement interdites. Il y aura une "restriction stricte" pour l'utilisation de primates en général, prévoit le texte. Il prévoit notamment que "les expérimentations animales soient remplacées, dans toute la mesure du possible, par une méthode de substitution scientifiquement satisfaisante". Le texte stipule également que "la douleur et la souffrance infligées aux animaux soient réduites au minimum". Désormais, l'utilisation d'animaux ne pourra être réalisée que pour les expériences ayant pour but de faire avancer la recherche sur l'homme, les animaux et les maladies (cancers, scléroses multiples, maladie d'Alzheimer et de Parkinson).
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